Usports : trop grand manque d’adresse au tir pour les Citadins féminins
- Louise Petit

- 22 janv.
- 3 min de lecture
L’équipe féminine de basket de l’UQAM s’est inclinée par la marque de 41 à 66 face aux Gaiters de Bishop’s, jeudi soir au Centre Sportif.

Cette défaite, qui aurait pu être pire, montre particulièrement le manque de réussite au tir des Citadins.
Manque d’adresse au tir
Si les Citadins n’ont pas un très bon pourcentage de réussite au tir cette saison, celui-ci était particulièrement bas durant cette rencontre. Les joueuses de l’UQAM terminent le match avec 23,3% de réussite au tir et 18,8% de réussite à trois points. Le deuxième et troisième quart temps ont été les plus catastrophique avec respectivement 15,4% et 9,1% au tir et 0% à 3 points pour les deux.
En dehors du premier quart temps, la réussite au tir de Bishop’s n’était pas non plus exceptionnelle. Cependant, les Gaiters finissent avec un meilleur pourcentage (32% de réussite au tir et 26,3% à trois points) et plus de tentatives de tirs que les Citadins. « Bishops n'a pas eu un bon match là non plus, parce qu'elle aussi a joué avec un effectif réduit, mais on n'a pas capitalisé », commente Gerry Neree, l’entraîneur en chef de l’UQAM.
Le pire pour M. Neree, c’est le type de tir manqué : « Les layups tout seul, vraiment tout seul, les tirs ouverts, les pieds bien stables, on n'est pas capable de les réussir. »
Efforts non récompensés
Les joueuses de l’UQAM ont pourtant montré de beaux efforts en défense en marquage individuel. Un bel exemple de leur réussite avec cette défense est la toute fin du deuxième quart temps. Les Citadins ont empêché les joueuses de Bishop’s de prendre un tir pendant la dernière minute et se sont offert plusieurs contre-attaque.
L’effectif de Gerry Neree a poussé les Gaiters à 16 pertes de balles. « Toutes mes approches étaient en fonction que les filles ne se blessent pas d'ici la fin de l'année donc j'avais décidé d'aller en zone pour essayer de se limiter mais à partir du deuxième quart, j'ai enlevé les zones parce qu'en faisant zone, là, je me mettais à risque de prendre des 80-100 points. J'ai retrouvé notre identité, mais, on marque pas de panier donc quand on manque des paniers, ça met de la pression sur la défense encore plus », explique l’entraîneur.
Comme le dit l'entraîneur en chef, ces efforts ne sont pas récompensés en attaque. Pour l’ailière, Marjorie Marquis, cet aspect démoralise. « J'ai trouvé ça vraiment difficile surtout pour l'aspect mental », avance-t-elle.
Erreurs fatales
Avec ce manque flagrant de réussite au tir, chaque erreur des Citadins devenait fatale dans cette rencontre, autant en attaque qu’en défense. Non seulement les joueuses de l’UQAM ont de la difficulté à capitaliser sur leurs actions, elles ont perdu 22 balles. De son côté, Bishop’s a sanctionné l’UQAM en comptabilisant 16 points sur leurs pertes de balles.
En plus de cela, les Citadins ont aussi perdu la bataille au rebond avec 48 rebonds contre 56 pour les Gaiters. Cette défaite dans ce secteur est d’autant plus importante lorsque la réussite au tir est basse.
Des joueuses qui n’abandonnent pas
Malgré tout cela, les joueuses de l’UQAM n’ont pas abandonné la rencontre pour aller gagner le quatrième quart temps 20 à 16. « On est 8 filles, 7 et demi, parce que Jasmine est blessée aussi. Je trouve ça vraiment difficile pour le corps, le mental, mais niveau mental, on se soulage ensemble », affirme Marjorie Marquis.
C’est d’ailleurs dans ce quart temps que leurs statistiques sont les meilleures avec moins de pertes de balles (2), plus de rebonds (23 contre 11 pour Bishop’s), plus de passes décisives (6) et une meilleure réussite au tir (38,9% et 50% à trois points).
C’est également dans cette période-là que deux joueuses de l’UQAM se démarquent. Il s’agit de l’ailière Marjorie Marquis avec 10 points et 10 rebonds et de l'intérieure Jasmine Genesse avec 12 points et 6 rebonds. « On est tous en fin de saison. Je pense que c'est de lock-in et de commencer à encore plus vouloir step-in parce qu'on est tous fatigués », ajoute l’ailière.
Gerry Neree reste tout de même déçu. « Même moi, en tant que coach, je me demande comment je vais faire pour garder le moral. C'est bien beau, elles se battent, mais à un moment donné, une victoire, ça ferait du bien. »




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