Usports : Citadins masculins, trop d'individualités vers la défaite
- Louise Petit

- 22 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 janv.
L’équipe masculine de basket de l’UQAM s’est inclinée par la marque de 62 à 86 face aux Gaiters de Bishop’s, jeudi soir.

Face à une équipe qu'ils avaient déjà battu en novembre dernier, les citadins n'ont pas réussi à reproduire l'exploit. Une défaite qui a fait ressortir leurs individualités
Début de match pourtant prometteur
Le premier quart temps ne laissait rien présager quant à la finalité du match. Avec un seul point d’avance en faveur de Bishop’s, les statistiques restaient tout de même très disputées. Certaines légèrement en faveur de l’UQAM comme le nombre de points marqués sur les pertes de balles adverses, d’autres légèrement en défaveur comme les rebonds ou les passes décisives.
Le match a commencé avec beaucoup d’intensité pour les deux équipes des deux côtés du terrain. L’avantage au score d’abord possédé par les Citadins, est ensuite passé aux mains des Gaiters en fin de quart temps.
Même si l’écart au score n’était que d’un point, Bishop’s montrait déjà une meilleure réussite au tir avec un pourcentage de 36,8% au tir et 50% à trois points contre 33,3% au tir et 22,2% à trois points pour l’UQAM.
Les individualités ressortent
Malgré ce début de match prometteur, les joueurs des Citadins ont rapidement laissé exprimer leurs individualités, et comme l’explique l’entraîneur en chef des Citadins, Mario Joseph : « Si on reste dans l'individualisme, on n'est pas une bonne équipe. »
Le manque de collectivité de l’UQAM se retrouve dans le nombre de passes décisives sur le deuxième et troisième quart temps, 3 seulement. Cette équipe, pourtant saluée pour ses performances collectives, a pris dans ce match beaucoup de tirs forcés ou compliqués. « C'est pas des lancers qui sont sortis du système, c'est beaucoup de dribbles sur place, puis lancé. Ça fait en sorte que si ça rentre, c'est beau. Si ça ne rentre pas, ça devient une transition », explique M. Joseph.
Comment expliquer un revirement aussi important dans le comportement des joueurs. Pour l'entraîneur, cela vient d’abord d’un problème de faute. Effectivement, certains joueurs des Citadins se sont vite retrouvés à deux ou trois fautes dans le deuxième quart temps malgré leur manque d’effectif. « Ceux qui jouaient moins puis qui ont commencé à embarquer, ont vu le score ont peut-être essayé de dire ok laisse-moi voir si je peux ramener la game. Après, tout le monde essaye de trouver la sainte solution », ajoute Mario Joseph.
Erreurs supplémentaires
Cette individualisation de l’attaque n’a pas amélioré la réussite au tir que l’équipe de l’UQAM qui termine la rencontre avec 28,4% au tir et 23,5% à trois points. À cela s'ajoutent 21 pertes de balles sur lesquelles les joueurs de Bishop’s comptabilisent 18 points.
Les Citadins ont totalement perdu la bataille à l’intérieur autant au niveau des rebonds, 38 rebonds contre 56 pour les Gaiters, que les tirs dans la raquette, 14 points dans la raquette pour l’UQAM contre 38 pour Bishop’s.
Les Gaiters n’ont pas faibli dans cette rencontre et ont sanctionné les Citadins à chacune de leurs erreurs. En particulier avec l’intérieur Charles Robert, particulièrement en forme avec ses 16 points et 10 passes décisives. Mais il n’est pas le seul à avoir été efficace du côté de Bishop’s. Si les Citadins n’ont pas réussi à performer collectivement, les Gaiters l’ont totalement fait.
Tentatives d’un retour à la collectivité
Dans le dernier quart temps, les joueurs de l’UQAM ont tenté de revenir à la collectivité. Avec 3 passes décisives et une amélioration de la réussite au tir à trois points, les Citadins n’arrivent tout de même pas à retourner aux niveaux de performance collective auxquels ils nous ont habitués. « En tant que tel, je ne suis pas déçu de la défaite, je suis plus déçu de la façon avec laquelle on a joué », avoue Mario Joseph.
Cependant, l’entraîneur reste positif. « J'aime mon équipe et je sais à quoi ressemble mon équipe quand on est capable de bien jouer ensemble. » Il garde en perspective la suite de la saison. « C'est pas un sprint, on est sur un marathon », conclut-il.




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