Usports : Lourde défaite pour les Citadins féminin
- Louise Petit

- il y a 4 jours
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours
L’équipe féminine de basket de l’UQAM s’est inclinée au Centre sportif face au Rouge et Or de Laval, premières du championnat, par la marque de 40 à 95, jeudi soir.

Une lourde défaite qui met en lumière les limites des Citadins. Une défaite d’autant plus cuisante à l’occasion du match en rose, événement en soutien à la cause du cancer du sein.
Début de match mitigé
Les joueuses de l’UQAM ont démarré la rencontre avec volonté. À la fin du premier quart temps, le score était de 10 à 17 en faveur de Laval et même si les statistiques étaient favorables aux joueuses Rouge et Or, le match restait plutôt serré.
La volonté des Citadins s’est retrouvée dans leur combativité au rebond où elles se sont retrouvées à égalité avec Laval. Elles comptabilisent également 3 interceptions. Leur réussite au tir est légèrement en dessous avec 23,1% contre 26,3% pour le Rouge et Or.
Malgré cette volonté, on sent rapidement une limite pour les joueuses de l’UQAM pour qui il est facile de prédire une défaite. Leurs erreurs ont été trop importantes contre une équipe aussi bien rodée que Laval. Sur les 8 pertes de balles des Citadins, le Rouge et Or a marqué 8 points. Surtout que ces dernières ne sont pas dues à une quelconque pression défensive mais bien aux joueuses de l’UQAM elles-mêmes. Et leur manque de réussite au tir concerne des tirs soit forcés, soit relativement faciles.
Craquage habituel
Après un deuxième quart temps plus compliqué, les Citadins baissent complètement en intensité à leur retour de la mi-temps. Cette habitude, bien que mauvaise, leur a été fatale dans cette rencontre, où elles ont concédés le troisième quart 30 à 7.
Avec 7 pertes de balles sur lesquelles Laval marque 11 points et 4 rebonds de plus que les Citadins, les possessions de balles de L’UQAM sont drastiquement réduites. Si les joueuses de Laval ont moins pris de tir à trois points dans cette période, elles ont davantage su trouver la raquette avec 16 points contre 6 pour l’UQAM.
La défense des Citadins avait autant de trous que du gruyère et le Rouge et Or a vite compris comment l’utiliser à son avantage. Quant à leur attaque, les Citadins ont eu beaucoup de mal à trouver l’arceau et avec seulement 1 rebond offensif, difficile de prétendre avoir des secondes chances.
Constat difficile
Les Citadins ont eu une légère rédemption en fin de rencontre mais rien de suffisant pour éviter ce large écart de 55 points au coup de sifflet final. Pour être honnête, il aurait été difficile pour l’UQAM de prétendre à la victoire face à une équipe aussi bien construite que le Rouge et Or. « Elles roulaient bien la balle et tout, [...] j'ai dit aux filles c'est des 4e, 5e années, elles en ont vu d'autres », explique l'entraîneur en chef des Citadins, Gerry Neree.
L’entraîneur avait des « objectifs limités », indique-t-il. Ces derniers étaient simples sur le papier : contenir Laval à 10 rebonds offensifs et 30 tirs à 3 points pris. Des deux côtés le pari est perdu. Le Rouge et Or termine la rencontre avec 16 rebonds offensifs et 44 tirs à 3 points pris. « On laisse les filles ouvertes, à un moment donné, tu sais que c'est une question de concentration. C'est difficile, je ne peux pas jouer à leur place », regrette M. Neree.
Il trouve toutefois un point positif à la rencontre, ses joueuses n’ont pas lâché. « On aurait pu perdre pas beaucoup plus que ça », avoue-t-il.
Avenir en péril
Gerry Neree envisage le reste de la saison avec prudence. « Je suis en gestion parce que là j'ai 8 filles et j'ai 8 matchs en un mois à jouer. Et parmi les 8 filles, j'en ai juste 4 qui sont à 100%. Donc en ce moment je suis plus en mesure de m'assurer que les filles ne soient pas trop blessées pour l'année prochaine. »
« La saison prochaine je recrute comme un fou, mais comme je dis aux filles, c'est bien beau, on joue fort, on se bat, mais il faut performer », affirme l'entraîneur-chef cependant inquiet pour l’année à venir. Il doute que des joueuses intéressantes veuillent rejoindre l’UQAM si l’écart au score est aussi important à chaque défaite.




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