Usports : L'égoïsme flagrant des Citadins masculins
- Louise Petit

- il y a 6 jours
- 3 min de lecture
L’équipe masculine de basket de l’UQAM a subi une troisième défaite de suite face aux Redbirds de McGill par la marque de 75 à 87, ce jeudi au Centre Sportif.

Les Citadins ont offert aux derniers du classement leur première victoire contre une équipe du RSEQ. Cette rencontre a démontré de nouveau les individualités, et même l'égoïsme, présents au sein de l’équipe de l’UQAM.
Égoïsme sur et en dehors du terrain
« C'est une défaite qui fait quand même mal », avoue Mario Joseph, l'entraîneur en chef des Citadins. Il regrette l’égoïsme et l’individualité dont ont fait preuve ses joueurs durant cette rencontre.
Sur le terrain, même avec 18 passes décisives, les joueurs de l’UQAM n’étaient pas aussi unis qu’à leur habitude, ce qui a grandement impacté leur adresse au tir (36,4% au tir et 33,3% à trois points). Autant en attaque qu’en défense, il était facile de sentir leur manque de communication, les prises de décisions individuelles et les frustrations personnelles.
Cet égoïsme s’est d’autant plus fait ressentir en dehors du terrain. Pas besoin d’être sur leur banc pour remarquer la mauvaise attitude et le manque de reconnaissance de responsabilité de la plupart des joueurs de l’UQAM. L’un d’eux a même quitté le gymnase dès que le buzzer final a retenti, sans même serrer les mains de ses adversaires. Ce genre de comportement est difficilement acceptable à ce niveau-là.
« Plus personne n'est responsable de leur action, parce qu'ils savent qu'ils vont sur le terrain et qu'ils vont jouer. Ça devient comme une chaise musicale. Si tu as un problème de faute, tu t'assoies et à un moment donné, tu n'as pas le choix de mettre des joueurs. Je ne crois pas que tout le monde soit sur le terrain par mérite », explique M Joseph.
Statistiques pourtant positives
La rencontre a pourtant présenté de nombreuses statistiques en faveur de l’UQAM. En défense, les Citadins ont poussé les Redbirds à 27 pertes de balles, sur lesquelles ils réussissent à marquer 35 points. À l’inverse, l’UQAM ne compte que 17 pertes de balles.
En attaque, comme dit plus tôt, les Citadins finissent avec 18 passes décisives, ce qui témoigne tout de même de certains jeux collectifs réussis. « On a des séquences où on joue bien, on a des jeux où on joue bien ensemble, il faut juste être capable de le faire plus régulièrement », indique le meneur de l’UQAM, Léo Verville.
Ces moments de jeux collectifs ont amené trois joueurs des Citadins au-dessus des dix points dont Léo Verville qui s’est vraiment démarqué durant cette rencontre avec ses 19 points et 3 rebonds. Pourtant, c’est une performance dont il n’arrive pas à se réjouir tant il est déçu du résultat du match. Mario Joseph reste optimiste : « Léo il fait que progresser, puis on est fiers de comment il progresse, [...] je crois que pour la suite des choses on a de belles envergures. »
Efforts insuffisants
Cependant, cela n’a pas suffit contre la dernière équipe de la ligue. Les joueurs des Redbirds, bien qu’ils aient pris autant ou moins de tirs que les Citadins, finissent avec une bien meilleure réussite au tir (52,8% au tir et 40,9% à trois points). Une efficacité, souvent à l’intérieur de la raquette, qui a permis à quatre joueurs de McGill de terminer le match avec plus de dix points.
De plus, les Citadins ont totalement perdu la bataille au rebond finissant la rencontre avec 29 rebonds contre 44 pour McGill. Il faut dire que les joueurs de l’UQAM manquaient autant de taille que de personnel avec pour seul intérieur un Guerdy Jean lourdement blessé.
Il faut souligner que le manque d’effectif de l’UQAM s’est fait ressentir dans ce match. Les Citadins n’avait que huit joueurs disponibles à aligner dont plusieurs avec des blessures gênantes.
Équipe en danger ?
En prenant en compte les trois dernières rencontres des Citadins, il est juste de s’interroger sur la suite de leur saison. Parviendront-ils à retourner vers leur collectivité tant applaudie ? Pour y arriver, Mario Joseph compte utiliser les vidéos des matchs. « On peut montrer les actions dans lesquelles on est supposé être ensemble, qui est capable de bouger la balle. Après, ça devient une réflexion, dans ce qu'on fait pour se remettre dans ces situations. »
Pour Léo Verville, le retour à la collectivité est logique. « On a perdu c'est pas nice mais on peut juste revenir plus fort c'est ce qu'on va faire. » Le meneur reste positif pour la fin de la saison. « On a déjà battu toutes les équipes dans la Ligue, on croit vraiment qu'on peut aller tout gagner. C'est ça l'objectif. »




Commentaires