Usports : Trop de fautes pour les Citadins masculins
- Louise Petit

- il y a 3 jours
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L’équipe masculine de basket de l’UQAM a laissé la victoire au Rouge et Or de Laval avec un score de 80 à 95, ce samedi au Centre Sportif.

Alors que le début du match laissait présager une victoire des Citadins, leurs trop nombreuses fautes ont joué un rôle non négligeable dans leur défaite.
Début de match en force
La performance des Citadins dans le premier quart temps était presque parfaite. « Au premier quart, on a joué notre meilleure basket », affirme Mario Joseph, l'entraîneur en chef des Citadins. À la fin de cette période, les joueurs de l’UQAM avaient déjà instauré une avance de 10 points au score.
En attaque, les Citadins ont présenté un mouvement de balle irréprochable qui a déstabilisé la défense du Rouge et Or pour aller chercher des tirs ouverts. L’UQAM finit la période avec six passes décisives et une réussite au tir de 44,4% et 50% à trois points.

En plus de gagner une bataille au rebond très disputée, les Citadins ont également poussé les joueurs de Laval à six pertes de balles et ont grandement limité la réussite au tir du Rouge et Or (23,5% et 0% à trois points).
Trop de fautes
Malgré cette première période, une tendance s’est rapidement dessinée pour les joueurs des Citadins, celle de faire trop de fautes. « On était un peu paresseux sur la séquence défensive, faisant en sorte qu'on était en train de reach, puis la faute était là », explique M. Joseph. « Je crois que les fautes ont été un enjeu, mais ça a été un enjeu dans les deux équipes », ajoute-t-il. Il est vrai que cette rencontre a été riche en fautes avec 30 fautes pour l’UQAM et 25 pour Laval.
Si du côté du Rouge et Or, deux joueurs ont fini leur rencontre prématurément - l’un a été expulsé à cause d’une faute antisportive et d’une faute technique, l’autre à cause de cinq fautes personnelles - du côté de l’UQAM, deux joueurs également ont fini avec cinq fautes et deux autres avec quatre fautes.
Ces fautes ont apporté beaucoup de lancers francs pour les deux équipes. Cependant, c’est Laval a terminé le match avec le plus (39 contre 25 pour l’UQAM), mais aussi avec une meilleure réussite au lancer franc (61,5% contre 44% pour l’UQAM). Plus concrètement, le Rouge et Or marque 24 points sur ces lancers francs contre 11 points pour les Citadins.
Impact sur le jeu
Ces fautes ont clairement eu un impact sur le jeu dès le deuxième quart temps. « On a eu un peu un lâchement, peut-être un moment de fatigue », avance le meneur de l’UQAM, McFadden Jean.
Cette baisse d’intensité s’est principalement remarquée au rebond (les Citadins perdent la bataille 38 à 48) et en défense où Laval a facilement trouvé le chemin dans la raquette pour y inscrire 38 points. « Je crois qu'il faut qu'on soit un peu plus agressif dans ce qu'on fait. Surtout défensivement parce qu'on donne trop de deuxième et troisième chances », explique l’entraîneur en chef de l’UQAM.

En attaque, la réussite au tir a été plus basse dans le deuxième et quatrième quart temps (respectivement 31,3% et 35,3% au tir, 33,3% et 14,3% à trois points). « Je crois qu'on ne capitalise pas assez. Je crois qu'on se rend là où on veut, mais on n'est pas capable d'avoir la finition », regrette Mario Joseph.
Les joueurs de l’UQAM n'ont toutefois pas abandonné son jeu collectif. Avec 21 passes décisives et cinq joueurs au-dessus des 10 points, les Citadins ont vraiment tenté de réprimer leurs individualités en faveur de la collectivité. McFadden Jean finit tout de même avec la meilleure performance individuelle avec 18 points et 5 passes décisives. « Sans mes coéquipiers, je n'aurais pas pu avoir ces stats-là », admet-il.
Envisager la fin de saison
« Je crois qu'on va seulement finir 4e, puis là, c'est avoir un plus gros portrait de comment on va s'attaquer à Bishop's », explique Mario Joseph. Cependant, il pense que si son effectif joue comme dans le premier quart-temps de cette rencontre, son équipe sera imbattable.
Pour le meneur de l’UQAM, cette défaite n’est pas définitive. « On apprend de nos erreurs, la prochaine fois, on va savoir quoi faire. » Il a de grands espoirs pour la fin de saison. « On va essayer de trouver les trois victoires pour essayer de passer devant Concordia pour rejouer contre Laval en demi-finale. On peut les battre, on sait comment ils jouent. Je belive en mon équipe et je sais qu'on peut au moins se rendre en finale et essayer d'aller à Calgary », conclut-il.




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